De nombreuses raisons peuvent conduire à se rendre chez le « psy ». Pour certains, il s’agit d’un état de mal-être qui tend à se généraliser, comme une insatisfaction dans sa vie professionnelle, affective ou sociale. Pour d’autres, cela fait suite à un événement (une séparation, la perte d’un proche, un changement de travail, l’annonce d’une maladie) ou le développement de troubles comme les phobies, les TOC, les crises d’angoisse, etc.

Toutes ces raisons, et bien d’autres encore, peuvent éveiller en soi un désir de changement. Et le constat qu’il ne sera pas forcément évident de s’en sortir seul peut conduire à décider d’aller consulter un « psy ».

Mais comment se repérer ? Comment choisir entre une thérapie brève, comme les TCC, ou un travail de fond tel que la psychanalyse ?

 

Au-delà de ce qui distingue les différents « psys » (le psychiatre, le psychologue, le psychothérapeute et le psychanalyste), il n’est pas toujours facile de se repérer entre toutes les approches qu’ils proposent.

Les TCC par exemple (thérapies cognitivo-comportementales) se revendiquent comme découlant d’une approche scientifique et donc reproductible. Elles font partie des thérapies brèves, qui ciblent un comportement problématique pour le faire disparaitre. Une personne qui, par exemple, souffre d’une phobie des transports en commun, suivra un programme de rééducation qui doit lui permettre, en un nombre de séances déterminé à l’avance, de faire taire sa phobie pour pouvoir à nouveau prendre les transports en commun.

 

Cette technique ne s’intéresse donc pas à l’histoire et la spécificité de chacun, mais uniquement à son symptôme.

L’approche de la psychanalyse prend en compte la personne dans sa totalité. Ici, la durée n’est pas connue à l’avance et la thérapie ne se fixe pas pour objectif d’être brève à tout prix. Le symptôme est considéré comme le signe d’une souffrance qui n’est pas parvenue à se dire autrement. La psychanalyse cherche avant tout à accompagner la personne qui souffre vers le sens et l’origine de son symptôme, cela pouvant finalement la conduire à sa disparition.

Si les TCC peuvent à première vue sembler efficaces, il y a un risque que le symptôme, qui n’a pas été pris en compte en tant que message se déplace, et prenne une autre forme. De cette manière, une phobie des transports en commun que l’on a fait disparaître pourrait se transformer en crises d’angoisse. C’est pourquoi il peut être préférable d’entreprendre une profonde exploration de soi dont les effets positifs se feront ressentir durablement.

Chloé Blachère,

Psychologue à Paris 18e et Paris 9e