Certaines personnes connaissent un inconfort physique au quotidien qui peut prendre différentes formes : fatigue chronique, migraines à répétition, affection de la peau (eczéma, psoriasis, herpès…), perturbations gastro-intestinales, etc.


Avec le temps, ces troubles peuvent devenir invalidants. En effet, une gêne dont on parvient d’abord à se débrouiller peut, à mesure que le temps passe, induire des difficultés dans la vie professionnelle comme dans le champ personnel. Dans la sphère sociale par exemple, certains ne se sentiront plus à l’aise pour sortir comme ils le faisaient auparavant. Pour d’autres, cela touchera davantage leur implication au travail. D’autres encore identifieront leur symptôme comme étant la cause de leurs difficultés affectives.


Lorsque l’origine des troubles n’a pu être établie malgré différentes visites chez le médecin et d’éventuels bilans complémentaires, il peut s’agir d’un trouble psychosomatique.


Mais peut-on parler de maladie psychosomatique alors que la douleur éprouvée est bien réelle ?


Il est opportun de considérer la maladie psychosomatique comme l’expression d’une souffrance psychique qui ne parvient à se dire autrement que par le corps. Cette souffrance corporelle peut d’ailleurs être accompagnée d’angoisse et/ou de tristesse.


Un travail par la parole tel que la psychothérapie ou la psychanalyse peut alors permettre aux conflits inconscients de trouver une autre issue que le corps et finalement, permettre que les maux du corps diminuent, voire disparaissent.



Mai 2019

Chloé Blachère

Psychothérapeute à Paris 9e et Paris 18e