Argument pour cette journée :


Le petit Hans[1], le cas Dominique[2] ou encore Dick[3] sont des figures emblématiques de ce que la psychanalyse a apporté à la clinique infantile. Ces expériences singulières nous invitent à examiner les dispositifs actuels dans le champ de la psychanalyse et ceux à inventer.


Lorsqu’une demande de prise en charge concerne un enfant, un adolescent, ou bien même une famille, de quelles façons le clinicien est-il amené à opérer?


À quelles techniques peut-il avoir recours afin de proposer une psychothérapie à un enfant? De quelle manière conduit-il la cure d’un adolescent, pris dans les remaniements psychiques puissants propres à son âge, tiraillé entre une position de dépendance et un désir d’émancipation ?


Instaurer une coopération de travail avec les adultes qui ont la charge de ces jeunes patients paraît indispensable. En partant de l’hypothèse de Jacques Lacan[4] que le symptôme de l’enfant ou de l’adolescent concerne ses parents et plus exactement leurs instances intrapsychiques, quelles propositions cliniques le psychothérapeute ou le psychanalyste peut-il offrir afin de construire une nouvelle voie possible?


Nous verrons comment la psychanalyse peut amener à une rectification subjective pour ces êtres qui composent une famille.


Lors de ce trente-huitième colloque, les membres du RPH proposent d’explorer ces questions, en partageant, à cette occasion, la méthode, les techniques et la théorie qui guident leur clinique quotidienne.



[1]Freud, S. (1909). Analyse d’une phobie chez un petit garçon de 5 ans, Cinq psychanalyses,PUF, Paris, 1973, pp. 93-198.

[2] Dolto, F. Le cas Dominique, Paris, Editions du Seuil, 1985.

[3] Klein, M. (1930). L’importance de la formation du symbole dans le développement du moi, in Essais de psychanalyse, Payot, Paris, 2005, pp. 263-278.

[4]Lacan, J. (1969). Deux notes sur l’enfant, Ornicar?, n°37, Navarin Éditeur, Paris, 1986, pp13-14.