Les semaines passent et les effets du confinement peuvent commencer à se faire sentir. En effet, si pour certains cette quarantaine collective a pu comporté, dans un premier temps, des aspects positifs ou des bénéfices indirects, ce regard a parfois évolué depuis. Pour d’autres, le confinement s’est présenté des le début comme une épreuve, un moment appréhendé comme particulièrement éprouvant.



Dans un cas comme dans l’autre, le confinement est un terrain propice, par la réduction drastique des activités qui habituellement rythment le quotidien, à l’émergence ou à la flambée de manifestations de souffrance, qu’elles se produisent dans le champ psychique, corporel ou organique. En effet, nombre de personnes voient certains de leur penchants habituellement repérés mais minimes augmenter ces dernières semaines. Ce peut être le cas de comportements alimentaires ou addictifs, avec des prises de substance, de boisson ou de nourriture qui s’amplifient à mesure que le confinement passe. Ce peut être le cas d’angoisses jusque-là maîtrisées, qui s’avèrent de plus en plus difficiles à contenir. Il peut également s’agir d’une sensation d’étouffement qui augmente, de somatisations, de symptômes dépressifs ou de perte de sens.



Toutes ces manifestations constituent des expressions d’une souffrance qui le plus souvent trouve ses racines bien avant cette situation de confinement.



Néanmoins, dès lors qu’elle est identifiée, il devient urgent de s’en occuper, pour ne pas s’en faire le complice.



Si initier la démarche d’aller voir un psychologue ou un psychothérapeute durant le confinement peut paraître à première vue saugrenue, elle s’avère pourtant pleine de bon sens. En effet, saisir cette disponibilité au moment où ce qui cloche est identifié constitue le premier pas permettant d’aller mieux.
Le risque d’attendre serait de laisser cette fenêtre se refermer et donc d’attendre, pensant que tout va mieux, la prochaine vague de souffrance pour se décider à aller mieux.



Lorsqu’il y a souffrance, il y a donc urgence à consulter. C’est pourquoi la psychothérapie par téléphone constitue une excellente réponse dans l’immédiat, psychothérapie qui pourra, bien entendu, se poursuivre au sein du cabinet de consultation une fois le confinement levé.