De quoi parle-t-on ?

Il convient tout d’abord de distinguer les différents termes de vaginisme, dyspareunie et vulvodynie.


La vulvodynie correspond à une douleur plutôt externe, au niveau de l’entrée du vagin et des lèvres lors d’un contact physique – par exemple avec un pénis. Cette douleur peut aussi être spontanée, c’est-à-dire survenir sans lien avec un contact physique.


Le vaginisme correspond à des contractions des muscles du vagin qui rendent impossible la pénétration.


Enfin la dyspareunie correspond à une douleur interne, ressentie à l’intérieur du vagin. Contrairement au vaginisme, la pénétration est possible mais elle est douloureuse et donc désagréable.


Quelle origine à ces troubles ?

Ces différentes affections peuvent faire leur apparition à n’importe quel moment de la vie. Si elles peuvent être en lien avec un événement identifié dans la vie de celle qui en souffre (un viol par exemple, ou une agression sexuelle), ça n’est pas systématique pour autant. Les symptômes peuvent apparaître sans raison apparente. Quoi qu’il en soit, les conséquences sur la vie affective, sexuelle, amoureuse sont tout aussi importantes et peuvent générer une vive souffrance. Une forte culpabilité peut également être ressentie et des comportements d’évitement de tout rapprochement avec un partenaire, de manière à ne pas prendre le risque d’un rapport sexuel.


Pour le partenaire, la situation peut générer un sentiment d’impuissance, parfois une colère teintée de culpabilité, conséquences d’une difficulté à savoir comment se positionner à l’égard de l’autre.



Ainsi, les conséquences de ces troubles sont nombreuses : dévalorisation et perte de confiance en soi, conflits conjugaux, peur des rapports sexuels, absence de désir, difficultés à construire une famille, dégoût de la sexualité, rejet, etc.


Quelles solutions ?

Le corps médical lui-même invoque les composantes psychiques en lien avec ces troubles corporels. En effet, ces symptômes prennent généralement une place particulière dans l’économie psychique inconsciente d’une personne, place que le travail de libre association propre à la psychothérapie ou à la psychanalyse permet de mettre au jour progressivement.



Ces situations, lorsqu’elles s’installent, entraînent bien souvent un cercle vicieux dans lequel celle qui souffre – ou le couple lorsque cette personne est en couple – ne parvient pas à se sortir.

Commencer une psychanalyse ou une psychothérapie (psychothérapie de couple ou psychothérapie individuelle) constitue un acte fort pour enrayer cette répétition enfermante, acte sans lequel il est souvent difficile de se sortir de telles situations de souffrance.


Paris 18è, Chloé Blachère

Psychologue clinicienne et psychothérapeute