Qu’est-ce qu’une addiction ?


Les addictions peuvent être d’une grande variété. Les plus connues concernent les drogues, les médicaments, l’alcool, les jeux vidéos, la pornographie. Certaines personnes peuvent également exprimer une addiction au travail.
L’addiction est caractérisée par « une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences délétères. » [1]
Cette envie est vécue comme irrépressible, malgré les conséquences négatives qu’elle entraîne, que ce soit au niveau organique, psychique ou corporel.


Que se joue-t-il dans l’addiction ?


Pour une personne, l’addiction vient donner une certaine direction à sa vie et sa manière de l’organiser. La substance ou l’activité dont il est question (alcool, drogue, tabac, médicament, pornographie, etc.) prend rapidement une place telle qu’elle devient la préoccupation dominante de cette personne, voilant les angoisses qui sinon l’agitent.
Ce comportement agit comme une prothèse sans laquelle la vie apparaît bien vite comme insupportable, morne, sans saveur. Pourtant, avec le temps, les conséquences délétères de tels agissements se multiplient et ce qui était d’abord vécu comme un acte libérateur devient progressivement enfermant.


Que faire pour soigner une addiction ?


La consultation médicale est bien souvent l’action par laquelle une personne souffrant d’addiction initie sa démarche pour aller mieux. Le médecin lui-même peut inviter le patient à rencontrer un psychothérapeute ou un psychanalyste, mais cela peut également être la propre initiative de ce dernier.
La position du clinicien, pour lequel drogue et psychothérapie ou psychanalyse sont incompatibles, réveille bien souvent une levée de bouclier de la part du patient (en psychothérapie) ou du psychanalysant (en psychanalyse) : « J’ai bien compris que drogue et psychanalyse ne sont pas compatibles mais moi je n’ai pas envie de me priver », dit une psychanalysante en séance.
L’ambivalence, le manque, la frustration, la colère, etc. sont dès lors parlés en séance, tissant progressivement une intériorité au sein de laquelle le manque constitutif de tout être humain est devenu supportable.

[1] Définition de l’addiction communiquée par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA)


Chloé Blachère

Psychothérapeute à Paris 18è et Paris 9è