La situation sanitaire a pour certains favorisé l’émergence de rêves d’une vie meilleure, d’un ailleurs, différent, nouveau.
Si certains sont parvenus à construire une existence qui les satisfont, d’autres souffrent de ne pas se sentir en adéquation avec leur vie. Les différents confinements et le peu de perspectives égayantes ont réduits les échappées qui auparavant rendaient leur quotidien supportable. Un grand nombre de questions, bien souvent présentes depuis longtemps mais tenues à l’écart, ont refait surface, produisant une tension psychique qui, dans le temps, peut devenir difficile à supporter.



Tout quitter, mais à quel prix ?

Toutefois, si la rêverie de cette autre vie peut être agréable, sa réalisation ne l’est pas nécessairement et demande tout du moins à être éprouvée. L’environnement compte, bien sûr. Et les choix professionnels, tout comme l’entourage social et affectif, aussi. Mais tous ces facteurs ne permettent pas, en eux-mêmes, une évolution psychique qui aille dans le sens d’une résolution des angoisses, difficultés, peurs ou questions fondamentales qui agitent un être. Car si une accalmie peut être ressentie dans un premier temps, l’inconfort qui avait conduit à initier un tel changement de vie reparait bien souvent tôt ou tard, de manière identique ou quelque peu déplacée.



Comment entendre cette envie d’ailleurs ?

La psychanalyse constitue une exploration intérieure qui, au fil des associations libres de pensées, séance après séance, permet de découvrir des terres inconnues à soi-même en soi-même. Cette expérience intime constitue une forme de voyage qui va permettre que s’opère un autre positionnement subjectif. Les effets peuvent en être multiples, tant dans le rapport à soi-même que dans le rapport à l’autre et au monde.
Elle peut également être l’occasion d’aborder un projet de changement radical de vie, de manière à démêler les fantasmes de la réalité et ainsi, aboutir à une décision qui ne soit pas un passage à l’acte et dont les conséquences pourraient être regrettables.


Chloé Blachère,
Psychothérapeute à Paris 18è