Quelles angoisses peuvent apparaître avec le déconfinement ?


Pour certains, le déconfinement qui a commencé ce début de semaine sonne comme une excellente nouvelle : l’annonce d’une reprise de leurs activités, d’un printemps de leurs relations sociales, d’une plus grande liberté de mouvement.


Pour d’autres en revanche, ce déconfinement peut apporter, parfois avec surprise, des angoisses qui n’avaient pas été identifiées jusque là.
Pour l’un, ce sera la reprise des interactions sociales qui sera vécue comme une difficulté. L’idée d’être de nouveau en contact avec des amis ou des collègues, peut amener craintes, agressivité, colère ou inquiétudes. Pour certains, ces émotions seront particulièrement éprouvées à l’égard des membres de leur famille dont ils étaient tenus éloignés avec le confinement.


Pour un autre, ce sera la reprise d’une dynamique professionnelle qui sera vécue comme angoissante. Qu’il s’agisse de la reprise d’une activité déjà exercée avant le confinement mais mise en sommeil par du télétravail ou une cadence réduite, ou bien d’une recherche d’emploi qui avait été ralentie, de fait, par les circonstances et qui attend d’être réactivée, d’un sentiment d’insatisfaction lié à une carrière jugée insatisfaisante, à une difficulté à trouver sa place professionnelle dans une société bousculée par un virus qui n’est pas encore bien connu.


Pour un autre encore, ce pourra être des angoisses liées au virus lui-même et à une crainte démultipliée d’y être exposé du fait du déconfinement, alors que celui-ci n’est pourtant pas encore maîtrisé. Cette angoisse, vécue comme une menace pour l’intégrité du corps, peut faire écho à d’autres inquiétudes concernant le corps et les maladies dont il pourrait être affecté.



Angoissé par le déconfinement, faut-il consulter un psychologue à Paris 18è ?


L’angoisse peut prendre de nombreux visages. La situation sanitaire actuelle, de par son caractère exceptionnel et l’effort d’adaptation qu’il demande à chacun, bouscule nécessairement les habitudes et le quotidien de chacun.


Quelles que soient les couleurs qu’elle prend, la souffrance qui s’y rattache est un indicateur criant d’un mal-être profond. Dans ce contexte, commencer une psychothérapie ou une psychanalyse peut permettre d’offrir à cette angoisse un lieu d’expression lui permettant de se mettre au service d’une construction de vie plutôt que d’en alimenter la destruction. Pris entre ces forces contradictoires, il n’est pas toujours simple de savoir de quel côté se placer. Néanmoins, cette ambivalence a toute sa place lors des séances de psychothérapie.


Chloé Blachère

Psychologue clinicienne – psychothérapeute à Paris 18è et Paris 9è

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