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Pourquoi consulter ?

Consulter pour une souffrance au travail

Se lever le matin avec la boule au ventre, ne plus arriver à faire ce qu’on faisait sans y penser, s’entendre dire qu’on « exagère », perdre le sens de ce qu’on fait alors que rien n’a changé sur le papier.

Le travail

Les situations que je reçois le plus souvent

Les problématiques liées au travail sont innombrables et rendent compte de l’importance du rapport d’un être à son travail.

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Un épuisement qui ne cède plus au repos, ni le week-end ni en vacances

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Une perte de sens : le travail est là, il est même correct, mais il ne veut plus rien dire

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Une monotonie qui s'est installée, ou au contraire une surcharge de travail qui ne décroît pas

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Des violences psychologiques : mise à l'écart, humiliations répétées, injonctions contradictoires

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Un retour après un arrêt, et la peur d'y retourner

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Un blocage impossible à expliquer : ne plus pouvoir ouvrir sa boîte mail, ne plus pouvoir parler en réunion

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Chez les soignants, une fatigue particulière, qui touche au rapport même au soin

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Une recherche d'emploi qui s'éternise, une reconversion qu'on repousse depuis des années

Vincent van Gogh, La Méridienne (1890)

Vincent van Gogh, La Méridienne, 1890

La souffrance au travail est rarement reconnue à temps — par l’entourage comme par celui qui la traverse.

Ce qui se joue

Le travail n’est pas qu’un gagne-pain

C’est un lieu où se joue la reconnaissance, la place qu’on occupe, ce que l’on croit valoir, sa dignité. C’est pourquoi une dévalorisation professionnelle atteint si profondément, et pourquoi le burn-out, par exemple, n’est presque jamais seulement une question de charge de travail.

Le rapport à la hiérarchie, ce qui en est attendu et ce à quoi cet attendu se confronte, est bien souvent en jeu. Hiérarchie jugée trop sévère, punitive, ou bien défaillante, absente, incompétente, quelque chose du rapport aux figures d’autorité de l’enfance se répète de manière plus ou moins inconsciente, conduisant par exemple à supporter des situations pourtant éprouvées comme intolérables, sans pour autant mettre en œuvre les actions permettant d’améliorer sa condition, ou bien en les mettant en œuvre, mais pour finalement faire le constat que malgré un changement d’environnement, les mêmes difficultés se répètent.

Mon expérience

Le monde du travail, du côté des institutions et du cabinet

Les différents postes que j’ai occupés m’ont conduite à intervenir régulièrement en milieu professionnel — actions de sensibilisation, formations, groupes de parole, analyse de pratiques, gestion de crise, à la fois dans les secteurs publics et privés : coordinatrice d’une CUMP (cellule d’urgence médico-psychologique) au sein du SAMU, puis d’une équipe de psychologues intervenant dans les entreprises. Aujourd’hui, je reçois quotidiennement en cabinet des personnes qui se trouvent en difficulté avec leur travail.

Ces deux types d’expériences sont venus nourrir ma pratique : intervenir dans les institutions apprend ce que la plainte individuelle doit à l’organisation, et recevoir en individuel apprend ce que l’organisation fait à chacun.

« Un travail psychique ne consiste pas à apprendre à mieux gérer son stress. »

Claude Monet, La Gare Saint-Lazare (1877)

Claude Monet, La Gare Saint-Lazare, 1877

Ce que le travail psychique apporte

Comprendre ce qu’on a engagé de soi

Ce qui s’effondre dans un épuisement professionnel, c’est souvent un idéal : la représentation qu’on se faisait de soi au travail, ce à quoi on avait consenti pour la tenir. Il s’agit de comprendre ce qu’on a engagé de soi dans cette place, ce qu’on y a cherché, et ce à quoi on peut désormais renoncer – regard des autres, reconnaissance, besoin d’être aimé, d’être le meilleur.

C’est donc d’un travail de perte dont il est souvent question, perte qui peut s’exprimer de diverses manières et dont les ressorts sont bien plus profonds que la situation qui est traversée professionnellement.

Se pencher sur ce qui se joue psychiquement pour soi-même ne dédouane pas d’emblée l’organisation. Certaines situations relèvent d’abord du droit, de la médecine du travail ou de l’inspection, et il faut le dire clairement quand c’est le cas. Mais même là, comprendre ce qui vous atteint là et pas ailleurs change la façon dont vous pouvez agir.

C’est le travail qui peut être mené en psychothérapie et en psychanalyse : sans chercher à comprendre directement ce qui se joue mais plutôt, en partant de cette situation problématique, en associant librement ses pensées. Elle rend possible un changement de position subjectif, avec tous les effets bénéfiques qui peuvent en découler.

Trois précisions

Faut-il un arrêt de travail pour commencer ?

Non, et il est souvent préférable de ne pas attendre d’en être là. Un travail psychique peut commencer alors que vous êtes encore en poste, et parfois éviter la rupture.

Est-ce que cela relève d'un psychologue du travail ?

Pas nécessairement. Un psychologue du travail intervient sur l’organisation et l’adaptation au poste. Ce que je propose est un autre travail : comprendre ce qui, dans votre histoire, fait que cette situation vous atteint là et pas ailleurs. Voir aussi : Burn-out : qui consulter pour aller mieux ?.

Ce que je ne fais pas

Je ne prescris pas d’arrêt de travail : c’est le rôle de votre médecin traitant ou du médecin du travail. Je n’établis pas de certificat destiné à une procédure ni tout autre document rendant compte du travail réalisé au sein du cabinet.

Comment se passe le travail

Le premier entretien

Ce qui vous amène, votre histoire, votre souffrance. Il ouvre un espace de parole et offre une écoute.

Le rythme

Il s’établit progressivement, jusqu’à ce qu’une fréquence s’installe.

Le tarif

Il n’est pas fixé à l’avance et est discuté lors de la première séance, en fonction des possibilités financières de la personne et de la valeur qu’elle accorde à sa propre parole.

La durée

Il s’agit d’une exploration de l’inconscient où œuvrent des résistances psychiques, pour partie inconscientes elles aussi. Celles-ci étant propres à chacun, la durée d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse ne peut se fixer d’avance.

Le blog

Mes articles sur le travail

Burn-out, brown-out, violences psychologiques, souffrance des soignants : ce que j’en écris à partir de ce que j’entends au cabinet.

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Questions fréquentes

Mon employeur peut-il savoir que je consulte ?

Non. Je suis tenue au secret professionnel : rien de ce qui se dit en séance n’est communiqué à qui que ce soit — ni à votre famille, ni à votre employeur, ni à votre médecin.

Combien de temps dure une psychothérapie ?

Cette durée ne peut pas être fixée à l’avance. Un travail psychique n’est pas un protocole : il suit ce qui se dit, et ce qui se dit ne se planifie pas. Certaines situations se dénouent en quelques mois ; d’autres demandent plusieurs années. Ce qu’on peut dire, en revanche, c’est que chacun a le droit d’abandonner le travail qui a été entrepris ; quitte à s’y engager à nouveau à un autre moment.

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