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Pourquoi consulter ?

Consulter comme parent

Il n’existe pas de manière juste d’être parent, et pourtant chacun se mesure en permanence à une image de ce qu’il devrait être. Consulter comme parent, ce n’est pas reconnaître un échec : c’est souvent la façon la plus efficace d’aider son enfant.

La parentalité

Les situations que je reçois le plus souvent

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Le sentiment de ne pas y arriver, ou de ne pas ressentir ce qu'on « devrait » ressentir

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Un enfant qui souffre, et l'impuissance que cela provoque

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Des conflits qui s'installent avec un adolescent et dont on ne sait plus comment sortir

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Une séparation ou un divorce et ce qu'il faut en dire aux enfants

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La difficulté à laisser partir un enfant qui grandit

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Le fait de se surprendre à répéter, mot pour mot, ce qu'on s'était juré de ne jamais dire

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Le désir d'enfant qui ne se réalise pas, ou le deuil d'une parentalité qu'on n'aura pas

Ce n’est pas une question de faute, mais plutôt une question de responsabilité.

Ce qui se joue

Devenir parent réveille sa propre enfance

Nombreux sont les parents qui appréhendent les souffrances de leur enfant comme totalement indépendantes d’eux. Pourtant, un enfant grandit en interaction étroite avec son environnement, à commencer par son environnement humain et en premier lieu sa famille et ses parents. Dire cela ne revient pas à culpabiliser les parents, bien au contraire. Chacun naît et grandit dans un environnement qu’il n’a pas choisi et par ailleurs, la perfection n’existe pas.

En revanche, saisir ce qui se dit à travers le symptôme de l’enfant comme une occasion d’aller interroger ce qui jusqu’alors est un point aveugle chez soi est une merveilleuse occasion que tous sortent grandis d’une situation qui d’abord a posé problème. Ce n’est pas une question de faute, donc, mais plutôt une question de responsabilité, qui invite à avoir l’humilité d’examiner sa part de responsabilité dans ce qui arrive à son enfant, que celui-ci ne parvient ni à penser ni à mettre en mots mais qui ressurgit le plus souvent à travers son corps ou dans son comportement : des difficultés à l’école, des conflits avec ses frères et sœurs ou avec ses amis, des troubles dans ses apprentissages, des douleurs inexpliquées médicalement, des symptômes médicaux (eczéma, troubles digestifs, vomissements), des problèmes alimentaires ou des perturbations dans son sommeil, des cris ou des colères intenses.

Devenir parent réveille sa propre enfance. On ne s’occupe jamais seulement de l’enfant qu’on a devant soi : on a aussi affaire à l’enfant qu’on a été, aux parents qu’on a eus, à ce qu’on a décidé de faire autrement et qui revient malgré tout.

C’est pourquoi une difficulté avec son enfant est si rarement une pure question de technique éducative. Travailler sur ce qui se rejoue pour soi allège souvent la relation plus sûrement que n’importe quel conseil — et cela déplace parfois chez l’enfant des choses qu’on n’a jamais eu besoin d’aborder avec lui.

Vos questions

Faut-il que je vienne, ou mon enfant ?

Parfois les deux, parfois seulement l’un des deux. Le premier entretien sert notamment à cela. Il arrive qu’un travail avec le parent suffise à dénouer ce qui se passe chez l’enfant.

Dans d’autres cas et lorsque l’enfant le souhaite, il peut continuer à venir. Dès lors, ce qu’il dit ne concerne que lui et le clinicien ne peut en aucun cas restituer aux parents ce qu’il aura déposé en séance, sauf à ce que l’enfant l’y ait autorisé ou explicitement demandé.

Quoi qu’il en soit, dès lors qu’un enfant entre en psychothérapie, il importe que ses parents puissent eux aussi entreprendre cette démarche pour eux-mêmes et ne pas laisser seul leur enfant s’y engager.

Un même thérapeute peut-il suivre deux personnes d'une même famille ?

C’est une question de cadre que je prends au sérieux.

Le psychologue n’est pas formé pour assurer les cures de plusieurs personnes d’une même famille. En effet, sa formation le conduit à travailler sur les relations et non sur le rapport qu’un être entretient avec autrui. Il se trouve donc inévitablement pris dans une relation imaginaire, ce qui le place au centre de la scène et l’éloigne de la clinique.

Le psychothérapeute, lui, n’entre pas en relation mais occupe une position. Cette position spécifique dans le transfert lui permet de déjouer la relation imaginaire dans laquelle le Moi du patient tente régulièrement de l’impliquer. Elle garantit la bonne progression du travail et participe aux effets psychothérapeutiques. Elle rend également possible le fait d’assurer les traitements de plusieurs personnes d’une même famille, dès lors que ces personnes en sont avisées et qu’elles en sont d’accord.

Voir aussi : Un psychothérapeute peut-il assurer les cures de deux personnes d’une même famille ?.

Comment se passe le travail

Le premier entretien

Ce qui vous amène, votre histoire, votre souffrance. Il ouvre un espace de parole et offre une écoute.

Le rythme

Il s’établit progressivement, jusqu’à ce qu’une fréquence s’installe.

Le tarif

Il n’est pas fixé à l’avance et est discuté lors de la première séance, en fonction des possibilités financières de la personne et de la valeur qu’elle accorde à sa propre parole.

La durée

Il s’agit d’une exploration de l’inconscient où œuvrent des résistances psychiques, pour partie inconscientes elles aussi. Celles-ci étant propres à chacun, la durée d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse ne peut se fixer d’avance.

Le blog

Mes articles sur la parentalité

Questions fréquentes

À partir de quel âge recevez-vous les enfants ?

Il n’y a pas d’âge minimum pour aller consulter. Lorsque l’enfant est jeune, la demande est le plus souvent portée par ses parents et un travail peut alors être réalisé avec eux, en présence ou non de l’enfant.

Mon enfant refuse de venir, que faire ?

Ça n’est pas un problème. Il n’y a jamais à forcer un enfant qui refuse de venir en séance. Lorsque cela se présente, il y a simplement à accuser réception de la parole de l’enfant, et lui indiquer que cet espace reste disponible s’il souhaite l’investir une nouvelle fois.

Et son parent, père ou mère, peut tout à fait venir faire une séance s’il le souhaite, en bénéficiant du rendez-vous qui avait été pris.

Dois-je être présent pendant les séances de mon enfant ?

Certains enfants ont besoin de la présence de leurs parents en séance pour investir cet espace. D’autres s’en saisissent seuls dès le premier rendez-vous. Il n’y a pas de règle absolue et le tempo suit ici le rythme de chaque enfant.

En revanche, dans tous les cas, la présence du parent au cabinet est importante et nécessaire, même si pour lui elle se limite à la salle d’attente. Prendre ce temps pour son enfant, s’y rendre disponible sans se contenter de l’y déposer et de venir le rechercher participe au soin mis en place pour celui-ci.

Autres situations

L'enfant

Sommeil, langage, séparation, comportement, école.

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L'adolescent

Repli, décrochage, conflits à la maison, rapport au corps.

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La santé des femmes

Grossesse, post-partum, douleurs gynécologiques, ménopause.

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