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Pourquoi consulter ?

Quand le corps parle et que les examens ne disent rien

Des douleurs qui persistent, des symptômes qui se déplacent, des examens qui reviennent normaux les uns après les autres, et cette phrase qu’on finit par entendre : « il n’y a rien ». Et pourtant ce n’est pas rien. C’est même souvent le début d’une autre question, celle qui conduit au cabinet du psychothérapeute ou du psychanalyste.

Le corps

Les situations concernées

N

Des symptômes sans cause organique retrouvée, après un parcours d'examens

N

Une somatisation : le corps prend le relais de ce qui ne se formule pas

N

Une hypocondrie, et l'angoisse qui se fixe sur la santé

N

Des crises non épileptiques psychogènes (CNEP)

N

Des douleurs chroniques installées, quelle que soit leur origine

N

Des maladies psychosomatiques et des affections où le psychique joue un rôle reconnu

N

L'après d'une annonce médicale grave, ou d'une hospitalisation

N

Des troubles fonctionnels digestifs, cutanés, ORL qui résistent aux traitements

« Il n’y a rien » veut dire qu’il n’y a pas de lésion. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de souffrance.

Une clinique du partenariat

Médecine et psychanalyse, main dans la main

Cette clinique croise celle de la voix qui se dérobe et celle des douleurs gynécologiques sans cause retrouvée : elles relèvent du même mouvement — un corps qui exprime ce qui ne se dit pas ailleurs. C’est une position de travail que je partage avec les médecins qui m’adressent des patients, dans ce que le Dr de Amorim, fondateur du RPH, appelle une clinique du partenariat.

Nombreuses sont les manifestations corporelles qui déjouent les logiques médicales et poussent, soit à une absence de diagnostic, soit à un diagnostic pour lequel aucun traitement médicamenteux ne peut être administré, ou bien seulement dans une visée palliative mais non curative. Crises non épileptiques psychogènes (CNEP), sexomnie, hypocondrie, phagophobie, pour n’en citer que quelques-unes : sans lésions organiques attestées par l’imagerie médicale, les répercussions de ces affections sont pourtant loin d’être anodines dans la vie de ceux qui en sont affectés.

L’espace qu’offrent la psychothérapie et la psychanalyse permet que ce qui s’exprime corporellement puisse progressivement être mis en mots et que le circuit libidinal qui s’était inscrit dans le corps puisse regagner le champ de la parole.

Dans ce champ clinique particulièrement, il ne s’agit pas de substituer un champ opératoire à un autre mais bien plutôt d’évaluer de quelle manière médecine et psychanalyse peuvent travailler main dans la main, au service du patient.

« Un symptôme a toujours une histoire. »

Ce qu’un travail psychique peut apporter

Donner enfin un destinataire au symptôme

« Il n’y a rien » veut dire qu’il n’y a pas de lésion. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de souffrance, et encore moins qu’elle serait feinte. C’est le malentendu qui fait le plus de dégâts dans ces situations : beaucoup de patients arrivent en consultation avec le sentiment de ne pas avoir été crus.

Le corps a ses façons de faire signe. Un symptôme qui résiste aux traitements peut avoir une fonction : dire ce qui ne peut pas être dit, occuper une place, maintenir un lien. L’entendre ainsi ne le disqualifie pas — cela lui donne enfin un destinataire.

Le travail ne consiste pas à prouver que le symptôme est psychique, ni à le faire disparaître à tout prix. Il consiste à laisser venir ce qui l’entoure : depuis quand, dans quel contexte, à quel moment de l’histoire.

En effet, un symptôme a toujours une histoire. Elle est pour partie consciente et pour partie inconsciente. Le travail des associations libres de pensées, tout comme le travail du matériel inconscient – lapsus, rêves, actes manqués – sont autant de matière pour savoir davantage sur ce qui s’inscrit dans la chair ou s’exprime par le corps en déjouant les logiques de la volonté et de la compréhension.

Trop souvent, la volonté de comprendre est perçue comme l’étape du travail psychique qui va permettre de dénouer le symptôme corporel. Pourtant, c’est en renonçant à cette volonté de comprendre et animé par un désir de savoir que le travail va véritablement s’engager. Accepter de ne pas être maître en sa propre demeure, accepter qu’il existe une dynamique psychique à l’œuvre et qui m’échappe est le premier pas vers la découverte de ce qui se joue inconsciemment et déjoue les mécanismes conscients.

Un travail qui ne remplace pas le médical

Dois-je arrêter mes traitements ?

Non, en aucun cas. Le suivi médical continue : un travail psychique ne s’y substitue jamais. Seul le médecin a l’autorité de modifier sa prescription.

Par contre, il n’est pas rare que le traitement psychique qui a été associé à la prescription médicamenteuse produise une amélioration des symptômes qui va conduire le médecin à diminuer le traitement.

Faut-il attendre la fin des examens ?

Il n’est pas nécessaire que tout ait été exclu. Attendre le résultat du dernier examen, c’est parfois attendre des années.

Mon médecin peut-il être tenu au courant ?

Seulement si vous le souhaitez, et dans les limites de ce que vous acceptez de lui en dire et de lui partager. Je travaille en lien avec les médecins qui m’adressent des patients, quand le patient le souhaite.

Comment se passe le travail

Le premier entretien

Ce qui vous amène, votre histoire, votre souffrance. Il ouvre un espace de parole et offre une écoute.

Le rythme

Il s’établit progressivement, jusqu’à ce qu’une fréquence s’installe.

Le tarif

Il n’est pas fixé à l’avance et est discuté lors de la première séance, en fonction des possibilités financières de la personne et de la valeur qu’elle accorde à sa propre parole.

La durée

Il s’agit d’une exploration de l’inconscient où œuvrent des résistances psychiques, pour partie inconscientes elles aussi. Celles-ci étant propres à chacun, la durée d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse ne peut se fixer d’avance.

Le blog

Mes articles sur le corps

Questions fréquentes

Est-ce que vous pensez que c'est dans ma tête ?

Non, et c’est la première chose à lever. « Il n’y a rien » veut dire qu’il n’y a pas de lésion. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de souffrance, et encore moins qu’elle serait feinte.

Combien de temps dure une psychothérapie ?

Cette durée ne peut pas être fixée à l’avance. Un travail psychique n’est pas un protocole : il suit ce qui se dit, et ce qui se dit ne se planifie pas. Certaines situations se dénouent en quelques mois ; d’autres demandent plusieurs années. Ce qu’on peut dire, en revanche, c’est que chacun a le droit d’abandonner le travail qui a été entrepris ; quitte à s’y engager à nouveau à un autre moment.

Pour aller plus loin : Pourquoi la durée d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse ne peut-elle être fixée par avance ?.

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